Politique | Mobilisation des populations en vue de l’organisation des locales « Nous sommes venus leur dire que la lutte ne doit pas s’arrêter à ces présidentielles » dixit Brigitte Kafui ADJAMAGBO-JOHNSON

La Secrétaire générale de la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA), Brigitte Kafui ADJAMAGBO-JOHNSON, était à la tête d’une délégation qui a sillonné les localités de Kpéssou, Afagnan et de Zotchi ce samedi 5 mars 2016. Ces tournées ont but de sensibiliser et de mobiliser surtout les populations en vue de l’obtention des élections locales et l’arrache de la mise en œuvre des réformes politiques. Au moment où cette dernière était en tournée à l’intérieur, son 1er Secrétaire général adjoint chargé des questions politiques, de la communication et des affaires extérieures, Pascal ADOKO animait à Nkafu dans la capitale, un autre meeting pour les mêmes objectifs.

Elle était présente dans la capitale ainsi qu’à l’intérieur du pays au contact des populations pour leur expliquer le bien fondé des élections locales et l’importance de la mise en œuvre des réformes politiques. Elle, c’est la CDPA, formation politique que dirige Brigitte Kafui ADJAMAGBO-JOHNSON. Trois villages, à savoir Kpéssou, Afagnan et de Zotchi ont été sillonnés par une délégation conduite par la Secrétaire elle-même. Le message a été le même pour les populations de ces trois localités et reposait essentiellement sur l’urgence de l’organisation des élections locales. « Nous devons prendre conscience de ce qu’il y a environ 30 ans, qu’on n’a pas organisé d’élections locales dans ce pays. Pendant tout ce temps, nos localités sont abandonnées à elles-mêmes. Le développement de nos localités n’est le souci de personne, en tout cas pas celui des délégations qu’on a mises en place et qui sont sensées être des délégations spéciales pouvant être là juste pour un laps de temps », a relevé Brigitte Kafui ADJAMAGBO-JOHNSON. A en croire cette dernière, ça fait bientôt trois décennies que ces délégations qui ont été nommées par les pouvoirs publics, en lieu et place des maires, sont là et qu’elles n’ont aucun soucis du développement. « Pendant ce temps, les populations s’appauvrissent, manquent de tout. Manquent du minimum pour vivre. Mais tout ça est fait à dessein. C’est un calcul pour les maintenir sous le joug de la dictature », a-t-elle martelé.

Sans détour, Brigitte Kafui ADJAMAGBO-JOHNSON a laissé entendre qu’ils ont compris que les dirigeants actuels veulent maintenir aussi longtemps les populations sous leur joug et les dominer encore plus. C’est pour cette raison que les partis membres de Combat pour l’Alternance Politique en 2015 (CAP 2015) ont opté pour cette forme de sensibilisation pour réveiller et mobiliser les populations. « Nous avons compris qu’il est temps que ces élections soient organisées pour qu’il y ait une vrai développement à la base et une vraie démocratie à la base. (…) Et nous leur avons demandé de se tenir prêts (…) Ils ont compris que les élections locales sont une priorité. Ils ont compris que la lutte doit se poursuivre. Ils ont compris que les élections locales doivent constituer une priorité. Ils ont compris aussi que les réformes doivent constituer une priorité », a-t-elle indiqué puis d’ajouter : « CAP 2015, en ce sens existe bel et bien. N’en déplaise à ceux qui rêvent toutes les nuits de voir CAP 2015 se disloquer. Nous existons. C’est ensemble que nous avons adopté cette stratégie et nous avons demandé, que chaque parti de CAP 2015 déploie des efforts », a laissé entendre la Secrétaire générale.

Il est à signaler qu’au moment où la Secrétaire générale tenait ces rencontres avec les populations de l’intérieur, son 1er Secrétaire général adjoint chargé des questions politiques, de la communication et des affaires extérieures, Pascal ADOKO animait lui aussi à Nkafu dans la capitale, un autre meeting d’informations, de sensibilisation et de mobilisation pour les mêmes objectifs.

Idelphonse Akpaki

   06 Mar 2016    by   |                 


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