Politique | Hommage de « LA GAZETTE DU TOGO » aux compatriotes défunts

Oh ! Quel sort ! AGBASCO, FOLO, OUSMANE, JACQUELINE et les frères GAFO  ont vécu !

Chers compatriotes défunts, la rédaction de « LA GAZETTE DU TOGO » vous rend un vibrant hommage, non pas usurpé mais tout à fait mérité parce que vous avez imprimé positivement vos talents, chacun de vous dans la mémoire collective togolaise à travers vos différentes œuvres et prestations. La Nation togolaise vous est reconnaissante et la Gazette aussi. Vous avez été de bons vivants.

Oui, de très bons vivants qui se trouvent aujourd’hui arrachés à notre affection. Vous avez été arrachés dans la fleur de l’âge chacun de vous. Devant une telle situation et si tragique séparation, devons-nous trop nous plaindre ? Non, parce que nous savons que dans la vie de tout homme, la mort est un événement naturel et inévitable. Elle est, selon le philosophe, l’évidence des évidences.

Mais bien souvent, la disparition d’un proche, d’un parent, d’un ami ou de jeunes compatriotes pétris de talents comme vous, nous prend au dépourvu et nous laisse désemparés, en dépit de notre conviction que la mort est le terme de la vie normale mais le commencement de l’immortalité.

La Nation togolaise toute entière a ressenti si douloureusement cette séparation parce que, vous qui nous quittez, nous vous avons connu et aimé. Nous vous avons vu à l’œuvre. Nous avons partagé avec vous des joies et des peines. Votre départ si brusque et brutal surtout sur la « Terre de nos Aïeux » laisse en notre vie et en nos cœurs un grand vide difficilement à combler.

AGBASCO, FOLO, OUSMANE, JACQUELINE et les frères GAFO.

Nous avons compris depuis hier dimanche 23 juillet 2017 que c’est lorsque la source est tarie qu’on sait ce qu’elle vaut. Toute la Nation togolaise a reconnu en vous des talents. Voilà pourquoi cette mort tragique dont vous avez été victime est à blâmer. Puisque la disparition d’un homme est chose pénible, douloureuse surtout lorsqu’il s’agit des êtres dans la fleur de l’âge comme vous, fruits tout verts produits avec tant d’années d’abnégation et de sacrifice. Votre disparition est tout simplement une tragédie.

Toutefois, nous comprenons aussi que le deuil n’est qu’une façon d’être prêt à enjamber la vie sans la vanité et les apparences qui la maquillent. Et nous sommes également d’avis avec Antoine de Saint-Exupéry qui affirme dans Citadelle que : « Le disparu, si l’on vénère sa mémoire, est plus précieux et plus puissant que le vivant ». Nous demeurons confiants que nous vivons en communion d’amour et de prières avec vous qui nous précédez auprès du Père Céleste.

Nous ne vous pleurons pas. Car on ne pleure pas des héros comme vous. Avec vous ou sans vous, qu’importe. Au panthéon de l’histoire de notre pays, vos noms seront écrits en rose d’or.

C’est avec un cœur meurtri et sévèrement entaillé que nous disons, non pas adieu mais plutôt au revoir. Chantons ensemble à nos chers et illustres disparus cette chanson qui fera d’eux les bénéficiaires du royaume divin.

Si la mer se déchaine. Si le vent souffle. Si la barque t’entraine, n’aie pas peur de la mort.

Il n’a pas dit que tu coulerais. Il n’a pas dit que tu sombrerais. Il a dit, allons de l’autre bord.

AGBASCO, FOLO, OUSMANE, JACQUELINE et les frères GAFO, nous vous disons, non pas adieu mais plutôt au revoir.

 

Pour la rédaction de « LA GAZETTE DU TOGO »

Idelphonse AKPAKI

   24 Jul 2017    by   |                 


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