Sociale | La vie du journaliste Robert AVOTOR agressé entre temps par les gendarmes toujours en danger

Les détracteurs du journaliste Robert AVOTOR, membre de la rédaction du bihebdomadaire « L’Alternative » n’ont pas fini de rendre la vie difficile à ce dernier. Arrêté il y a quelques semaines arbitrairement pendant qu’il était en plein reportage, agressé, séquestré puis torturé surtout par un élément de la brigade de la gendarmerie  de Zanguéra, ce dernier vient d’être renversé par un véhicule banalisé à bord duquel se trouvaient des individus non identifiés qui, après avoir renversé ce dernier ont pris la poudre des escampettes. Cet acte bien prémédité et exécuté, met danger la vie de ce journaliste et de bien d’autres encore que des individus mal intentionnés veulent achever à tout prix.

Lisez plutôt la scène telle qu’elle s’est déroulée sous la plume du Directeur de Publication du bihebdomadaire Ferdinand AYITÉ :

« Depuis quelque jours Robert Avotor journaliste à L Alternative agressé et torturé par des gendarmes lors d un reportage fait  l objet de menaces et d intimidations. Des individus à bord d une voiture banalisée se sont rendus dans son quartier pour identifier formellement son domicile. Il reçoit régulièrement des coups de fil anonyme qui tentent de le dissuader de porter plainte. Depuis plus d une semaine le Secrétariat du procureur de la république refuse de recevoir les deux plaintes qu’il a déposé, L une contre la brigade de gendarmerie de Sagbado et l’autre contre le gendarme Hlonmadon de la brigade de Sanguera qui l a torturé. Pendant que la justice refuse de le protéger, les criminels eux sont à ses trousses pour le liquider. Ce soir à 19 h 15 alors qu’il était sorti de chez lui pour acheter du pain au bord de la route à Sagbado, une 4 x4 avec à bord des individus l a poursuivi et l à renversé avec sa moto avant de prendre la fuite. Le voici à peine sorti de l hôpital avec des sutures sur le crâne. La vie de ce journaliste est en danger juste parce qu’il a décidé de porter plainte contre ses bourreaux. »

Si ceux qui ont la charge de la sécurité, mieux de la protection des citoyens deviennent leurs bourreaux, il faut donc comprendre que la République est en danger. Le retour des vieux démons met dangereusement en péril la vie des journalistes qui refusent de regarder dans la même direction que ceux qui régentent l’Etat togolais.

Idelphonse Akpaki    

   20 Feb 2017    by idelphonse Akpaki  |                 


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