Education | Dapaong : Les députés de l’opposition de la région des Savanes démasquent leurs collègues de UNIR

Les résultats du concours d’entrée à l’Ecole Nationale des Instituteurs (ENI) publiés dans le mois de décembre 2016 a crée une situation explosive dans les rangs des candidats et même des autorités. Après le passage des députés du parti UNIR, natifs de la région des Savanes qui ont rencontré les enseignants et les candidats au concours de l’ENI dont les résultats pausent problèmes, c’est le tour de ceux de l’opposition, Tône –Cinkassé qui, à leur tour viennent de rencontrer la même cible pour non seulement pour les éclairer de la réalité des faits, mais surtout, démentir les propos de leurs collègues de l’UNIR.

La délégation, composée de Pierre DJIMONGOU, député de l’Union des Forces du Changement (UFC), président de la commission éducation à l’Assemblée Nationale et de François Nangbandja KAMPATIB, député de l’Alliance des Démocrates pour un Développement Intégral (ADDI), avaient à leurs côtés, le Secrétaire Général de la préfecture de Tône, M. Esso Pirénèwè. Ces derniers ont cherché dans un premier temps à démentir  certaines allégations de leurs collègues du parti UNIR  à savoir qu’ils entreprennent la tournée au nom des députés de la région des Savanes. Ensuite, les élus du peuple, membres de l’opposition ont déploré leur  mensonge et ont déclaré que « les propos tenus par leurs collègues de l’UNIR n’engagent qu’eux ; ils sont venus en leurs noms et ceux de l’opposition n’en sait rien ». Leurs explications révèlent un travail commencé par le président de la commission éducation au sein de l’Assemblée Nationale, explique M. JIMONGOU qui informe que son collègue a pu rassembler des messages de désolation, de plaintes et de revendication sur les réseaux sociaux qu’il a envoyiés aux députés de la région afin que ces derniers se retrouvent pour définir ligne de conduite à tenir. 

Les députés membres de la délégation ont été surpris d’apprendre que leurs collègues de l’UNIR sont arrivés pour une tournée et ont saisi l’occasion pour travestir la vérité en arguant aux populations que ce sont eux qui ont mené des actions auprès du gouvernement et du chef de l’Etat pour qu’il décide finalement l’annulation des résultats et la reprise du concours. Ils sont également surpris du fait c’est au nom de tous les députés de  la région  de la région qu’ils ont mené leurs actions. Ce qui est faux selon le député KAMPATIB. Pour lui,  leurs collègues ont voulu utiliser cette situation pour se procurer une gloire les garantissant  des points électoraux. Le député de l’ADDI a ajouté que leurs collègues de UNIR ont déclaré  devant les populations  qu’il n’y avait pas eu de fraudes avérées, pourtant, le ministre de l’éducation a affirmé  et continue d’affirmer que ces fraudes ont été avérées. Et c’est suite à ces fraudes que le gouvernement Dans sa a décidé la reprise du concours. Même le ministre a aussi dénoncé les interventions qui sont allées jusqu’à 8000 pour  les 1500 places prévues  sur plus de 30 000 candidats au premier concours. Dr  KAMPATIB  continue son speech en affirmant que le ministre a promis de veiller au grain et de tout mettre en œuvre pour que les prochains concours  qui seront dorénavant régionaux ne connaissent pas le même sort. Pour finir, la délégation a promis de veiller à ce que le gouvernement respecte ses engagements vis-à-vis des citoyens dans leur ensemble. Pour ce faire, ils prendront aux mots le gouvernement et sensibiliseront les candidats pour qu’ils se préparent à fond pour affronter les épreuves lors de la reprise du concours à venir.

Après un vif débat, candidats et enseignants ont déploré l’attitude mensongère  des élus du parti UNIR qui n’ont pas fait preuve de vérité lors de leur rencontre.  Ils ont saisi l’occasion pour remercier les députés de l’opposition pour leur volonté attachée à la recherche des voies de sortie de la crise qui prévaut dans la région au sujet desdits concours. Candidats et enseignants ont par ailleurs demandé aux députés de l’opposition d’apporter ce message à ceux qui ont constaté les fraudes et qui ont le pouvoir d’annuler ou de réorganiser les concours. Ce message consiste à faire la reclassification des copies des écrits dans les centres de Dapaong et de Tsévié où le concours sera repris. Une fois cette classification, qu’ils retiennent les meilleures notes, le quota envisagé et que soit  publié ces résultats sans cela, la crise va perdurer.

Voyant la désolation et le désespoir qui se lisaient dans les visages des candidats, les élus de l’opposition ont leur ont réitéré leur soutien et  promis  aux  candidats  la transmission de leur proposition. Toutefois, avaient-ils averti déjà, au cas où leurs propositions ne seraient pas prises en compte ou adoptées, qu’ils acceptent reprendre le concours le 25 janvier prochain.  Un point sur lequel, les deux parties se sont entendu avant qu’ils ne se séparent.

  Cylls Sillas

   13 Jan 2017    by idelphonse Akpaki  |                 


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