Education | L’insouciance et l’irresponsabilité des autorités togolaises font une fois encore descendre des élèves dans les rues

Ils sont des milliers à prendre d’assaut les grandes artères tant dans la capitale Lomé que dans les grandes villes du pays pour revendiquer leur droit aux études comme le stipule l’article 35 de la constitution togolaise : « L'Etat reconnaît le droit à l'éducation des enfants et crée les conditions favorables à cette fin. » Mais l’insouciance et surtout l’irresponsabilité des autorités en charge de l’éducation ont encore eu raison des élèves. Résultat : les grandes artères sont pris d’assaut par des élèves en colère ont crié haro sur ces autorités en manque d’initiatives adéquates pouvant mettre fin à ces scènes auxquelles assistent presque tous les ans enseignants et parents d’élèves. Une véritable démission de l’Etat à respecter les termes de l’article 35 de la loi fondamentale togolaise.

Il est à rappeler que cette sortie des élèves dans les rues tant dans la capitale que dans certaines grandes villes du pays fait suite à un mot d’ordre lancé par la Coordination des quatre syndicats d’enseignants à savoir : (Syndicat Nationale des Professeurs de l’Enseignement Technique du Togo « SYNPETT », Syndicat National des Enseignants de l’Enseignement Technique et la Formation Professionnelle « SNEETFP », Syndicat des Enseignants du Secondaire du Togo « SESTO » et le Syndicat des Enseignants du Préscolaire et du Primaire du Togo « SEPPTO « . Entre autres doléances il faut retenir : dialogue franc et sincère, pour trouver des solutions idoines aux points suivants :

1- L’octroi de l’indemnité de logement pour le personnel de l’éducation et pour toute carrière, prime de travail de nuit et prime de salissure, à intégrer au budget 2017, en attendant l’adoption du statut particulier ;

2- Reversement des enseignants auxiliaires dans le corps des fonctionnaires de l’enseignement conformément au statut général de la fonction publique.

3- La résolution définitive du problème de la CNSS, du dossier des normaliens ainsi que l’intégration des enseignants volontaires restants dans la fonction publique ;

4- L’annulation des affectations punitives des représentants d’enseignants et des délégués syndicaux.

Vivement que les autorités entendent raison pour éviter aux élèves le sort que les forces de l’ordre ont réservé aux feus Anselme SINANDARE et Douti SINANLINGUE qui ne revendiquaient comme ceux-ci d’ailleurs, leur droit à l’éducation.

Idelphonse Akpaki

   08 Dec 2016    by idelphonse Akpaki  |                 


Dans la même rubrique