Economie | Les promesses démagogiques d’Epiphanie Cina Kokovi LAWSON

L'une des caractéristiques du pouvoir togolais, est et reste la manipulation des consciences. Cette immonde caractéristique, le pouvoir togolais se l’approprie à tout bout de champ et dans tous les domaines et secteurs de la vie. A voir de prêt, elle est d’ailleurs érigée en système de gouvernement. Pour preuve, il y a quelques mois, le gouvernement togolais, à travers sa ministre des Postes et de l’Economie numérique Epiphanie Cina Kokovi LAWSON annonçait tambours battant sur la chaine nationale (TVT), l’arrivée d’un troisième (3e) opérateur de téléphonie dans le champ des télécommunications au Togo pour 2015. Quelques mois après, cette promesse du gouvernement togolais est restée lettre morte. Personne n’en parle et pourtant, l’accès à l’internet au Togo devient un chemin de croix et cause d énormes dégâts économiques.

Elle n’est pas à sa première promesse et dans son rôle de manipulation des consciences. Elle, c’est la ministre des Postes et de l’Economie numérique, Epiphanie Cina Kokovi LAWSON qui, il y a quelques mois a laissé les Togolais sur leur soif quand elle annonçait l’arrivée d’un troisième (3e) opérateur économique dans le pays pour mettre à l’abri les utilisateurs des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Dans sa démarche de manipulation des consciences, la ministre a été soutenue à l’époque par le site propagandiste du régime republicoftogo.com. Ce site écrivait en substance: «L’hypothèse d’accueillir dans le pays un concurrent à Togo Cellulaire et Moov est sur la table depuis au moins sept (7) ans. La SFI (Société Financière Internationale, Groupe Banque Mondiale) a longtemps milité en faveur de l’octroi d’une troisième (3e) licence. » Manipulation ? Démagogie ? Ou mauvaise fois ? Personne ne sait. Mais tout compte fait. Depuis ce moment, la promesse de la ministre tarde à se concrétiser. Ce qui est encore embarrassant et ahurissant dans la démarche est que le site propagandiste du régime a martelé : « Au moins 7 ans ». Et 7 ans après, rien n’a bougé dans les promesses de Epiphanie Cina Kokovi LAWSON qui, poussant loin son égo a même promis du réseau mobile virtuel (MVNO).

Dans une récente sortie médiatique d’Epiphanie Cina Kokovi LAWSON, celle-ci tentait ignominieusement de se justifier quand à la non tenue de ses promesses vis-à-vis des populations et surtout des utilisateurs des nouvelles technique de l’information et de communication. A l’en croire, tout est fin prêt pour l’implantation de ce 3e opérateur de téléphonie puisqu’une société a pu répondre aux critères de l’appel d’offre et a été retenu. Mais madame la ministre n’ayant pas la gueule forte et n’étant pas rodé pour tourner l’opinion en bourrique comme certains de ses collègues, a raté le coche quand elle affirmait que c’est à cause de la présidentielle que les choses ne se sont pas passées comme prévu. Cette raison et bien d’autres élucubrations de l’autorité n’ont convaincu personne puisque la présidentielle s’est déroulée, il y a bientôt un an. Mais la promesse tarde à se concrétisée. Epiphanie Cina Kokovi LAWSON, doit bien comprendre que « gouverner, c’est prévoir ». Son gouvernement ne savait-il pas qu’il y aura des élections en 2015 pour bien élaborer une feuille de route en bonne et due forme ? Elle doit donc comprendre qu’un gouvernement compétent, c’est celui qui sait anticiper sur les évènements comme celui qu’elle vient de créer et les crises. Une crise de confiance vient ainsi d’être créée entre elle et les populations.

Qu’en est-il des prestations des opérateurs de téléphonie existants ?

« Il faut reconnaitre un mérite à la clé de connexion de Togotélécom. Elle nous apprend la valeur de la patience », ironisait ainsi un blogueur en faisant allusion à la mauvaise qualité des services rendus par le plus grand opérateur de téléphonie mobile et fournisseur d’accès Internet au Togo qu’est Togotélécom. Un tour dans les banques de la place, aux guichets des agences micros-finances et dans cybers-cafés pour s’en rendre compte de la mauvaise qualité dans la fourniture dont il est question. Les fournitures de Togotélécom, en effet, sont d’une très mauvaise qualité à comparer avec celle des pays voisins comme le Bénin et le Ghana pour ne citer que ces deux pays là, qui d’ailleurs comptent plus de cinq (5) ou six (6) opérateurs de téléphonie mobile. Une manière de pousser ces sociétés dans une dynamique de concurrence pour pouvoir offrir de bonnes prestations à leurs clients. Mais c’est plutôt le contraire qu’on observe au Togo, où il faut, s’offrir coûte que coûte les services de Togotélécom qui a tout le monopole et qui se positionne d’ailleurs comme le plus grand opérateur de téléphonie mobile et fournisseur de la meilleure qualité d’internet dans le pays. Et pourtant, ces prestations deviennent de plus en plus chiant.

L'essentiel n'est donc pas d'ouvrir l'espace à un autre opérateur. Mais l’urgence, c’est de libéraliser le domaine pour que les citoyens togolais aient accès à une bonne qualité, fourniture et facilité dans la communication et à moindre coût. A en croire nos sources, Togotélécom serait sur le point de couler, au moment où madame la ministre des Postes et de l’Economie numérique, se prêtait à ce jeu malsain. Les indiscrétions ont même fait état de ce que cette société d’Etat est mal gérée du fait des scandales financiers qui ont cours. Elle a été surtout gérée comme une entreprise privée où le directeur général n’a de compte à rendre à personne sinon à celui qui l’a nommé à ce poste. Et c’est pour maquiller cette gestion calamiteuse de la chose publique, qu’on a jugé bon de brandir une certaine ouverture de l'espace de la téléphonie mobile qui ne prend jamais corps. Alors trêve donc de canular !!!

IdelphonseAkpaki

 

 

 

   16 Feb 2016    by   |                 


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